Accueil Date de création : 11/03/07 Dernière mise à jour : 08/05/08 15:31 / 853 articles publiés
 

657  posté le vendredi 07 décembre 2007 20:42

Le lendemain, dans un quartier pauvre, non loin de Naturaltown.

Aussi loin qu'il s'en souvienne, Bill n'avait jamais été aussi imprévisible. Le matin en se levant, il n'avait eu qu'une seule idée en tête :

56, Stephen road

Forestrings.

Son besoin de se rendre ici était devenu obsessionnel. Il avait alors revêtu les vêtements que Kalov leur avait donnés, abandonné Phil et Gabrielle, et avait marché jusqu'ici. L'appréhension lui nouait l'estomac tandis qu'il se répétait que tout cela n'était que pure folie.

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658  posté le lundi 10 décembre 2007 18:53

Il passa une main moite sur son menton, recouvert d'une barbe naissante. Il n'aurait jamais imaginé qu'elle pût habiter dans un endroit aussi sordide...
Il perdait inutilement son temps, et chaque seconde lui était comptée désormais ; il se résigna à pénétrer dans l'ombre de l'immense bâtiment ouvrier et en franchit le seuil.
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659  posté le lundi 10 décembre 2007 19:05

7ème étage.

Comme chaque matin, depuis qu'elle pouvait se lever à n'importe quelle heure, Elizabeth Slave se dirigea vers son réfrigérateur -qui restait constamment plein, car il ne fallait tout de même pas trop se laisser aller. Elle approcha un plateau de bois du frigo, où elle disposa les ingrédients nécessaires à la confection de son petit-déjeuner. Mais elle continuait de le faire par habitude, non par envie.

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660  posté le lundi 10 décembre 2007 19:12

Comment pourrait-elle avoir envie de vivre? La seule personne à qui elle tenait réellement l'avait chassée. Elle avait été indigne... A présent, à chaque fois qu'elle revoyait James, se déployait en elle un sentiment de haine mêlée de dégoût : que pouvait-elle bien faire avec cet homme?!
Des bruits de pas dans le hall. La sonnette retentit. Elle ne poussa pas son habituel "J'arrive!" d'une voix un peu couineuse ; elle n'en voyait plus l'intérêt. Si la personne derrière la porte venait pour la voir, elle pourrait bien attendre deux minutes ; c'était la moindre des choses en échange de la déranger.
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661  posté le lundi 10 décembre 2007 19:15

Elle abandonna la préparation de son petit-déjeuner et traîna les pieds jusqu'à la porte. Pourquoi avait-elle encore mis des talons?! C'était si bancal pour marcher. Mais elle n'avait que ce genre de chaussures, car c'étaient les seules que Monsieur Stevens lui autorisait.
Elle atteignit la porte et l'ouvrit sans grand enthousiasme. A quoi bon?
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